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• Article: Le puceron du cannabis en Amérique de Nord

Le puceron du Cannabis. Photo par Whitney Cranshaw, 2018

Aujourd’hui la consommation de la marijuana à des fins récréatives devient légale au Canada. Certes, l’augmentation de la cultivation de Cannabis sativa au pays va accélérer les recherches sur cette espèce, come on a souligné dans la revue scientifique Nature. Également certain sera la nécessité de combattre les insectes et autres organismes ravageurs de la plante. Un de ces insectes sera le puceron du CannabisPhorodon cannabis. Ce puceron d’origine euro-asiatique a été récemment introduit en Amérique du Nord. Dans un article récemment apparu, mes collègues et moi avons souligné la présence de cette espèce aux États-Unis et au Canada, en champ et en serre. Nous avons aussi discuté de sa biologie et de sa taxonomie. Ce puceron cause déjà des dégâts, mais ca reste à voir à quel point il entamera des pertes économiques.

Cranshaw WS, Halbert SE, Favret C, Britt KE, Miller GL. 2018. Phorodon cannabis Passerini (Hemiptera: Aphididae), a newly recognized pest in North America found on industrial hemp. Insecta Mundi, 662: 1-12. URL: http://journals.fcla.edu/mundi/article/view/107029

• Le labo mis en vedette par la SEQ

Les membres du labo ont été mis en vedette dans le numéro de printemps (2018) d’Antennae, le Bulletin de la Société d’Entomologie du Québec.

• Article: Révision des pucerons farineux du prunier

Le puceron farineux du prunier. Photo non modifiée, ©2013 par Tom Murray, BugGuideCC BY-ND-NC 1.0.

Le puceron farineux du prunier, Hyalopterus pruni, ainsi que deux autres espèces d’Hyalopterus, sont d’importants parasites des pêches, des abricots, des prunes, et des amandes. Malheureusement, il y avait 13 noms d’espèces distincts pour seulement trois espèces valides. Afin d’associer les 13 noms aux trois espèces, nous avons publié une révision taxinomique du genre Hyalopterus. Le projet a impliqué cinq auteurs de cinq pays différents et les résultats ont été publiés à la fin de 2017. L’établissement des noms corrects pour les trois espèces valides aidera les chercheurs sur ces pucerons ravageurs à mieux communiquer leur travail. Le document est disponible au Proceedings of the Entomological Society of Washington. Ou simplement envoyez un courriel à Colin pour une livraison personnelle!

Favret C, Meshram NM, Miller GL, Nieto Nafría JM, Stekolshchikov AV. 2017. The mealy plum aphid and its congeners: A synonymic revision of the Prunus-infesting aphid genus Hyalopterus (Hemiptera: Aphididae). Proceedings of the Entomological Society of Washington, 119(4): 565-574. DOI: 10.4289/0013-8797.119.4.565

• Article: Protéger le nom des adelgidés

Galle d’adelgidé sur épinette
Chambre de galle remplie d’adelgidés
Adelgidé ailé
Larve alatoïde d’adelgidé

Les adelgidés sont de petits insectes qui vivent sur plusieurs espèces de conifères. Parfois ils peuvent être considérés comme des ravageurs comme dans le cas du puceron lanigère de la pruche. De nombreuses espèces effectuent une alternance d’hôte. La première année elles forment des galles sur une épinette. Puis l’année suivante, elles se retrouvent sur l’écorce ou les aiguilles d’un autre genre de conifère (mélèze, pin, pruche, sapin). Lors de la préparation d’un catalogue des espèces d’adelgidés, j’ai découvert qu’il existait trois noms qui tous faisaient référence à la même famille. Selon les règles de la nomenclature zoologique, quand deux noms scientifiques s’appliquent au même animal (ils sont synonymes), c’est le plus ancien qui a priorité. Malheureusement, les deux autres noms, publiés en 1901 pour le premier et en début 1909 pour le second, ont la priorité sur le nom Adelgidae, publié vers la fin 1909. Parce que le nom Adelgidae est beaucoup plus souvent utilisé que ces deux autres noms, et pour protéger la stabilité de la nomenclature et les recherches qui se font sur cette famille importante d’insectes, j’ai préparé une pétition. Elle a été soumise à la Commission internationale de nomenclature zoologique afin de protéger le nom Adelgidae tout en supprimant les deux autres. Avec l’appui d’un grand nombre de mes collègues aphidologues, j’ai confiance que ma demande sera accordée. Mais au cas où elle ne le serait pas, il faudra commencer à utiliser le nom chermaphididés pour faire référence à cette famille!

Favret C. 2017. Case 3714 – Adelgidae Schouteden, 1909 (Insecta, Hemiptera, Aphidomorpha): proposed conservation by reversal of precedence with Pineini Nüsslin, 1909 and Chermaphidinae Hunter, 1901. Bulletin of Zoological Nomenclature, 74(2): 55-59. DOI: 10.21805/bzn.v74.a019

• Article: Plusieurs introductions d’un puceron californien à travers le monde

Essigella californica, guetté par une fourmi, sur une aiguille d’un pin Ponderosa au sud de la Californie. Photo prise juin 2013 par C. Favret.

Étudiant au doctorat Thomas Théry a récemment publié le premier chapitre de sa thèse. Voici un petit exposé de son travail.

Les pucerons du genre Essigella vivent en Amérique du Nord et se nourrissent sur les aiguilles de pin. Une de ces espèces, Essigella californica, a été introduite en Europe, en Afrique du Nord, en Asie, en Océanie et en Amérique du Sud. Essigella californica est une espèce qui peut causer de graves dommages aux cultures de pin là où elle a été introduite. Aussi des recherches sur des méthodes de lutte sont en cours afin de limiter les dégâts que l’espèce occasionne. Toutefois, il est important de bien connaître l’identité des populations et la biologie de l’espèce afin d’apporter des moyens de lutte adaptés. Cette espèce est très proche morphologiquement de plusieurs autres espèces d’Essigella et aucune étude génétique n’est venue confirmer que les populations introduites appartenaient bien à cette espèce. L’étude de 3 gènes (ATP6, COI, et GND) sur 12 populations introduites d’Essigella californica a confirmé que celles-ci appartenaient bien à cette espèce. L’étude d’un quatrième gène (EF-1α) a révélé que ces 12 populations pouvaient être séparées en 4 groupes distincts montrant ainsi que les populations introduites avaient au moins 4 origines et que l’introduction de cette espèce en dehors de l’Amérique du Nord avait eu lieu au moins quatre fois.

Théry T, Brockerhoff EG, Carnegie AJ, Chen Rui, Elms SR, Hullé M, Glatz R, Ortego J, Qiao Gexia, Turpeau É, Favret C. 2017. EF-1α DNA sequences indicate multiple origins of introduced populations of Essigella californica (Hemiptera, Aphididae). Journal of Economic Entomology, 110(3): 1269-1274. DOI: 10.1093/jee/tox026

• Anaïs gagne meilleure présentation au symposium du département

Meilleure présentation en écologie et évolution au 17e symposium. Félicitations Anaïs!

• Société d’entomologie du Québec – 2016

Trois étudiants au premier cycle ont présenté d’excellentes affiches pour la rencontre annuelle de la Société entomologique du Québec.

Mira Miron
Alexis Trépanier
Anaïs Boa

• Congrès international d’entomologie – 2016

Avec le plus grand rassemblement d’entomologistes que le monde ait jamais vus, le Congrès international d’entomologie a eu lieu à Orlando, en Floride, aux États-Unis, au cours de la dernière semaine de septembre 2017. Colin a organisé et il et Thomas Théry ont présenté au colloque Synthèse de la systématique des sternorrhynches. Des réunions auxiliaires ont été organisées conjointement avec l’ICE et Colin a présenté lors des réunions du «International Aphid Genomics Consortium» et du «Entomological Collections Network».

 

• Thomas Théry gagne un prix d’excellence en enseignement

Thomas a gagné un prix d’excellence de l’Université de Montréal pour son enseignement en tant qu’auxiliaire en enseignement.

• Synthèse de la systématique des sternorrhynches

Le programme du symposium «Synthesis in Sternorrhyncha Systematics» est approuve! Le symposium aura lieu l’après-midi du 29 septembre au Congrès international d’entomologie à Orlando en Floride. Il mettra en évidence les travaux de systématiciens œuvrant à différents nivaux scientifiques (les fossiles, la morphologie, la phylogénétique, la spéciation, entre autres) sur les quatre groupes de sternorrhynches (les pucerons, les psylles, les cochenilles, et les mouches blanches). Voir la page en anglais pour plus de détails.